Ruhlmann : un génie de l’Art déco


Du 30 septembre au 12 décembre 2004



1. Guéridon

La première rétrospective en Amérique du Nord de l’œuvre de Jacques-Émile Ruhlmann.

Ruhlmann : un génie de l’Art déco réunit quelque deux cents œuvres, dont une trentaine de meubles, une sélection de dessins, d’aquarelles, des carnets de croquis et des clichés d’archives, ainsi que des textiles, des tapis et des luminaires réalisés par les ateliers Ruhlmann. Organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec le Metropolitan Museum of Art et le musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt (France), l’exposition sera d’abord présentée au Metropolitan Museum of Art de New York, du 8 juin au 5 septembre 2004.


2. Vase no. 2



Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933) figure parmi les plus grands artistes décorateurs français à l’origine du style Art déco. Il a dirigé durant les années 1920 une très prestigieuse agence de meublier-décorateur et comptait parmi ses clients hommes d’affaires, politiciens, grands noms de la mode et vedettes de l’industrie du spectacle. Ses meubles raffinés, composés de bois exotiques précieux, souvent décorés d’incrustations d’ivoire, de galuchat ou de peau de serpent, renvoient aux grandes traditions classiques des ébénistes français du dix-huitième siècle. Pour créer des ensembles complets, la maison Ruhlmann concevait également tentures, papiers peints, textiles, luminaires et tapis. Le caractère théâtral de ses intérieurs se mariait particulièrement bien aux grandes pièces d’apparat de ses clients. Lors de la fameuse Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris, en 1925, son Pavillon du collectionneur fait sensation. Désormais célèbre, Ruhlmann contribue grandement par ses créations à l’engouement pour le style Art déco français, en Europe et en Amérique du Nord.

Ruhlmann travaillait à la réalisation de ses commandes en étroite collaboration avec des architectes, sculpteurs et artisans. L’exposition explorera cette facette de son art en présentant des sculptures et peintures d’artistes tels que Joseph Bernard, Alfred Janniot, Jean Dupas, et Paul Jouve.



3. Cabinet État Rectangle

L’exposition suivra l’évolution de la carrière du designer, depuis sa première apparition en public lors du Salon d’Automne, à Paris, en 1913, le triomphe qui marqua la présentation de son Pavillon du collectionneur, en 1925, à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels de Paris, la grande commande pour le bureau du ministre des Colonies, présentée à l’occasion de la grande Exposition coloniale de Paris, en 1931. Elle illustrera également l’importance de la maison Ruhlmann qui, à son apogée, employait plus d’une centaine de dessinateurs, d’architectes et d’artisans, chargés de réaliser non seulement le mobilier le plus cher de l’époque (et demeuré aussi coûteux de nos jours), mais aussi tous les éléments nécessaires à l’aménagement d’une demeure, depuis les luminaires jusqu’aux tapis.


4. Chaise Défenses



Parmi ses illustres clients, Ruhlmann comptait le célèbre Lord Rothermere, directeur du Daily Mail, dont il décora l’appartement, situé sur les Champs-Élysées. Il aménagea également l’appartement de Georges-Marie Haardt, directeur chez Citroën, qui renfermait objets et souvenirs d’expédition rapportés à l’occasion du grand rallye automobile français de 1924-1925 en Afrique. L’exposition jettera un coup d’œil sur plusieurs de ces intérieurs luxueux par le biais de photographies d’époque et d’aquarelles.

Un catalogue de 328 pages, abondamment illustré, est publié par le Musée des beaux-arts de Montréal et Éditions D’Art Somogy, Paris, en collaboration avec le musée des Années 30, en français et en anglais.



5. Cabinet Triplan

La présentation nord-américaine de l’exposition Ruhlmann : un génie de l’Art déco a été organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec le Metropolitan Museum of Art et le musée des Années 30. À Montréal, l’exposition est présentée en collaboration avec l’Institut de design Montréal et l’Association des bénévoles du Musée des beaux-arts. Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec ainsi que La Presse, The Gazette, la Société Radio-Canada et 105.7 RYTHME FM, ses partenaires médias. Le programme d’expositions internationales du Musée jouit de l’appui financier du fonds d’expositions de la Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal et du fonds Paul G. Desmarais.

Rosalind Pepall, conservatrice des arts décoratifs au Musée des beaux-arts de Montréal, et l’une des commissaires de l’exposition, coordonne la présentation nord-américaine de l’exposition.

 

 

1. Jacques-Émile Ruhlmann (Paris 1879 - Paris 1933)
Guéridon
1928
Placage de palissandre sur bâti en chêne, bronze doré
64,5 cm (h), 50 cm (d)
Achat, fonds Société Générale/Fimat
Photo : MBAM, Christine Guest
2003.90

2. Jacques-Émile Ruhlmann (Paris 1879 - Paris 1933)
Vase no. 2
1926
Décor : Anne-Marie Fontaine, 1927
Porcelaine
50 cm (H)
Musée national de céramique, Sèvres
Photo : Réunion des musées nationaux

3. Jacques-Émile Ruhlmann (Paris 1879 - Paris 1933)
Cabinet État Rectangle
1926
Amarante, ivoire
127,6 (h); 84,5 cm (l); 35,6 cm (d)
The Metropolitan Museum of Art, New York
Achat, Edward C. Moore Jr. Gift, 1925.
Photo : Joseph Coscia Jr., The Metropolitan Museum of Art photograph Studio, New York

4. Jacques-Émile Ruhlmann (Paris 1879 - Paris 1933)
Chaise Défenses
1927
Bois laqué, cocquille d'oeuf, bronze argenté
81,3 cm (h); 99 cm (l); 58,4 cm (Pr)
Galerie Delorenzo, New york
Photo : Galerie Delorenzo, New york

5. Jacques-Émile Ruhlmann (Paris 1879 - Paris 1933)
Cabinet Triplan
Vers 1920
Loupe d'amboine, acajou (intérieur), ivoire
110,5 cm (h); 124 cm (l)
Collection Marie Hélène et Gérard Doux
Photo : Christian Baraja