Le véritable domaine du paysage est la représentation de l’intervention divine dans la création visible, indépendante de l’homme, ou insoumise à l’action humaine.
— Asher Durand, peintre du mouvement américain de l’Hudson River School
Votre peuple possède mes terres. Faites-lui ramener les bisons et renvoyer les siens dans la réserve d’où ils viennent. Redonnez-nous nos prairies et nous ne vous demanderons pas de pain. Mais il est trop tard. Il est trop tard, il est trop tard.
— Foremost Man, chef cri
Nous avons assisté au ravage des grandes forêts, à la pollution des eaux pures, au changement du climat, à la destruction de l’extraordinaire beauté de la nature. Nous avons provoqué tout cela au nom de la civilisation, de ce que nous appelons le progrès.
— Wilfred Campbell, poète canadien
Le temps viendra où New York sera entièrement développé, le remblayage et le nivellement auront été achevés… toute l’île aura été transformée en lots où s’aligneront des rangées monotones de rues bien droites et des tas de buildings… avec pour seule exception les quelques acres du parc. Nous saisirons mieux alors la valeur inestimable de cette étendue et de ses lisières pittoresques. Il apparaît donc souhaitable d’intervenir le moins possible sur ces contours ondoyants et ces pittoresques paysages rocheux.
— Frederick Law Olmsted, créateur de Central Park
… Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
Le rebut de vos rivages surpeuplés.
Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m’apporte
De ma lumière, j’éclaire la porte d’or !
— Emma Lazarus, poétesse américaine
Extrait du poème gravé sur une plaque fixée au socle de la Statue de la liberté, dans le port de New York
Cette chose inexplicable dans la nature me porte à croire que le monde dépasse largement mon entendement et me pousse à essayer de la comprendre en lui donnant une forme. En ressentant l’infini sur la ligne d’horizon ou de l’autre côté de la colline voisine.
— Georgia O’Keeffe, artiste américaine